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Threema — dossier probatoire approfondi (état documentaire au 13 octobre 2026)

Registre de preuves — Phase 2

Ce dossier est une pièce de recherche datée. La conclusion canonique est celle du rapport final 1.0. Les synthèses antérieures et renvois à la Phase 3 restent historiques. UNKNOWN reste UNKNOWN.

Convention de lecture. Chaque ligne sépare ce que les documents établissent (FACT), ce que Threema affirme (VENDOR CLAIM), ce qu’une source indépendante établit (INDEPENDENT EVIDENCE), l’interprétation limitée (INFERENCE) et les lacunes (UNKNOWN). « FACT » signifie ici fait documentaire attribuable à la source indiquée, et non validation indépendante de son exactitude. Les politiques et rapports de transparence sont des déclarations du fournisseur. Aucune connexion à l’infrastructure, inspection de paquet, analyse de binaire ou reproduction de build n’a été effectuée pour ce dossier.

Catégorie FACT VENDOR CLAIM INDEPENDENT EVIDENCE INFERENCE UNKNOWN
1. Architecture Clients Android, iOS et desktop; serveurs centraux relaient messages/fichiers; Desktop 2.0 encore en bêta et modèle multi-device en évolution. Changelog, Desktop Serveurs suisses, contenu E2EE; groupes gérés côté clients; appels directs lorsque possible, relais ou SFU de groupe sinon. Données, appels Étude universitaire de protocole Ibex et audits de clients (détaillés plus bas) examinent des versions/contextes définis, pas toute l’infrastructure 2026. Analyse Ibex [accès à vérifier] Architecture centralisée pour la remise et les fichiers, avec chiffrement de contenu; infrastructure distincte pour la voix et les appels de groupe. Topologie complète des serveurs actifs, redondance/régions, architecture production actuelle, contrats de sous-traitance exhaustifs.
2. Protocole cryptographique Whitepaper daté du 20 avril 2026 décrit primitives NaCl : ECDH Curve25519, XSalsa20, Poly1305, clés 256 bits; Ibex est le protocole de messages moderne. Whitepaper [accès à vérifier] Threema affirme le chiffrement E2EE des messages, appels et pièces jointes; Ibex fournit PFS aux messages avec multi-device désactivé. Whitepaper [accès à vérifier] Analyse académique formelle d’Ibex par Gerhart, Rösler et Schröder (2023); son modèle et ses exclusions ne valent pas audit de l’appareil, de l’infrastructure ni de chaque extension. Garantie de confidentialité de contenu dépend du mode : la PFS documentée ne s’étend pas au multi-device actuel; aucun élément ici ne démontre résistance post-quantique du contenu. Vérification du code du protocole 2026 contre le whitepaper, paramètres effectifs par client, résultats de retests après changements, protocole exact de tous les appels de groupe.
3. Création d’identité Threema ID est un identifiant aléatoire de huit caractères/chiffres lié à une paire de clés; numéro de téléphone et e-mail ne sont pas nécessaires. ID L’éditeur présente l’inscription comme anonyme et la clé privée comme conservée localement. La conception documentée supprime l’obligation de fournir un numéro/e-mail; aucun audit indépendant de l’onboarding actuel n’a été exécuté dans cette phase. Pas de numéro requis ≠ anonymat : identifiant stable, paiement, store, partage de profil et graphe relationnel peuvent relier l’identité. Entropie et génération exactes dans les builds actuels, corrélation d’achat/licence ↔ ID, récupération effective de l’identité après réinstallation.
4. Contact discovery Recherche possible par ID; synchronisation de carnet d’adresses optionnelle. Les permissions contacts Android sont nécessaires seulement si cette fonction est utilisée. Permissions Les adresses sont hashées, transmises de façon chiffrée et les correspondances temporaires supprimées; coordonnées volontairement liées restent révocables. Politique Pas d’analyse indépendante actuelle du protocole de découverte ou de son risque d’énumération/dictionnaire. Hachage d’un téléphone/e-mail à faible entropie n’assure pas l’anonymat si l’adversaire peut tester des candidats; TLS protège le transport mais pas nécessairement contre le serveur receveur. Algorithme et sel actuels, nombre de requêtes/rate limits, accès internes aux correspondances, pratiques exactes sur chaque OS/build.
5. Métadonnées serveur Le service doit acheminer les ID destinataires et voir des paramètres de trafic; messages non remis conservés jusqu’à livraison ou au plus 14 jours. Stockage L’éditeur dit ne pas journaliser qui communique avec qui; contacts et groupes sont stockés localement. FAQ données Le rapport de transparence indique pouvoir livrer des dates d’inscription/dernière connexion et, dans certains cas, hashes/jetons push; preuve que des champs limités sont disponibles à l’éditeur. Rapport Même sans journal historique de graphe, traitement opérationnel des ID, files de remise et événements push laisse une visibilité transitoire possible. Journaux techniques internes, corrélation de messages de groupe, durée des métadonnées de remise, accès opérateurs et rétention réelle des backups/logs.
6. IP utilisateur Les connexions IP arrivent nécessairement aux serveurs de messagerie et aux fournisseurs push; les appels directs et relais ont des chemins différents. Politique dit ne pas stocker durablement les IP; politique d’appel détaille leur traitement transitoire. Appels/politique Aucune mesure réseau passive de cette enquête; aucune validation externe des délais de suppression. L’IP est techniquement visible au point de terminaison au moment de la connexion même si non conservée; « pas de logs » est une assertion de rétention, non d’invisibilité. Journaux d’accès, télémétrie anti-abus, IP de proxy/CDN, exacts délais et cas d’exception légale.
7. Exposition IP au correspondant Appel individuel peut être P2P ou relayé; l’application permet le réglage « toujours relayer »; appels de groupe passent par un SFU. Appels Threema dit qu’un appel direct peut exposer l’IP aux pairs; SFU masque les IP entre participants. Politique indique que le SFU traite les IP des membres de groupe dès l’envoi du message de démarrage, y compris membres qui ne rejoignent pas l’appel; serveur Leaseweb à Amsterdam, suppression annoncée à la fin. Politique étendue Pour masquer l’IP à un correspondant, désactiver P2P/relayer systématiquement est la mesure documentée; l’IP reste visible au relais/SFU et à l’hébergeur concerné. Vérification par capture de paquets, comportement par OS/version, candidats ICE, connexions aux membres inactifs, métadonnées exposées au SFU/hébergeur.
8. Messages Messages E2EE; files d’attente stockent temporairement les messages non livrés, au plus 14 jours selon FAQ. Après livraison, message supprimé du serveur; historique de conversation local. Données, rétention Audits 2019/2020 ont inspecté des clients anciens; ils ne valident pas la version 2026 ni la suppression côté production. La sécurité en transit ne protège pas contre client compromis, sauvegardes, appareil déverrouillé ou correspondant qui conserve/exporte. Durée précise en pratique, gestion des accusés, logs/archives d’abus, exact contenu des notificatifs par défaut par OS et version.
9. Groupes Groupes jusqu’à 256 personnes selon FAQ; liste et gestion de groupe sont côté client. Groupes Fournisseur dit ne pas connaître la composition du groupe; messages adressés aux membres. Analyse protocolaire indépendante publiée sur attaques de groupe Threema (Rösler et al., EuroS&P 2018) et étude Ibex 2023; limites/version à vérifier avant extrapolation. Recherche Ibex [accès à vérifier] Le serveur peut observer les ID de destinataires/événements de remise, même si l’application ne lui envoie pas un objet « groupe » durable; cette inférence n’établit pas la reconstruction complète du graphe. Format exact des messages de groupe 2026, cloaking des membres, visibilité serveur par destinataire, résistance actuelle aux attaques de groupe publiées.
10. Appels WebRTC; appels 1:1 direct si possible, option de relais; appels de groupe sur SFU; signalisation par messages Threema. Appels Contenu d’appel E2EE; adresse IP directe n’est pas révélée si appel relayé; IP groupe traitée transitoirement par SFU. Documentation de politique identifie Leaseweb aux Pays-Bas/Amsterdam pour le SFU; aucune capture indépendante. E2EE du média n’équivaut pas à confidentialité de l’IP, des horaires et des membres potentiellement notifiés. Codec et chiffrement effectifs par build, configuration TURN/SFU, sous-traitants supplémentaires, journaux et contenu de signalisation en pratique.
11. Fichiers Pièces jointes chiffrées avant transfert; fichiers en attente peuvent rester sur serveur jusqu’à remise/expiration, jusqu’à 14 jours selon documentation. Fichiers E2EE; médias de groupe expirent sur le serveur. Whitepaper [accès à vérifier] Étude forensic Android 2022 récupère bases, clés et médias sur appareil rooté avec accès à l’ID/mot de passe ou migration de sauvegarde; preuve historique, non d’une faiblesse de transit. Étude Données déchiffrées existent sur endpoint et peuvent survivre dans caches/WAL/exports même si la copie serveur expire. Durée réelle serveur par catégorie, suppression serveur vérifiée, fichiers mis en cache sur chaque OS actuel et chiffrement du cache au repos.
12. Multi-device Threema Desktop 2.0 bêta prend en charge des appareils liés; au plus un téléphone et deux ordinateurs selon FAQ. Les appareils peuvent fonctionner indépendamment du téléphone; stockage Desktop chiffré localement par mot de passe. Vue d’ensemble Documentation actuelle dit que PFS n’est pas prise en charge en multi-device/Desktop 2.0 bêta; build bêta66 publié le 15 sept. 2026. Support, release L’activation du mode peut réduire la garantie PFS sur messages; synchronisation étend les terminaux et lieux d’exposition. Exact protocole de liaison/révocation, état de PFS par version stable mobile, résistance aux appareils orphelins, récupération après perte.
13. Notifications push Android peut utiliser Threema Push ou FCM/HMS; iOS s’appuie sur APNs. Le dépôt Push Relay public est explicitement un service de notification Threema Web, distinct du push mobile. Push, code Push Relay Pour le mobile, la page support décrit des payloads différenciés; l’éditeur dit retirer les composants de tracking Firebase. Le code Push Relay montre que le relay Web reçoit token (sauf backend Gateway), hash SHA-256 de la clé publique permanente de l’initiateur (session), version protocole et champs optionnels d’affiliation/TTL; le payload vers APNs/FCM/HMS contient hash de session, affiliation optionnelle, epoch Unix et version. Aucun texte de message n’est dans ce schéma. Aucune inspection d’un binaire mobile n’a été faite. Push Relay README Fournisseurs push et relay Web peuvent corréler un token/pseudonyme de session à des heures et versions; ceci ne démontre ni liaison au Threema ID en clair, ni historique réellement conservé. Ne pas transposer les champs Web aux payloads mobiles. Payloads/rétention exacts par Android/iOS/build, mapping token↔ID, logs serveur et présence actuelle de SDK de tracking.
14. Stockage local Android/iOS stockent conversations, clés, paramètres et médias localement; Desktop 2.0 bêta décrit une base chiffrée par mot de passe. L’éditeur décrit chiffrement local AES-256 et protection de la clé maîtresse (whitepaper 2026). Audits Cure53/Münster et étude forensic 2022 ont examiné versions antérieures; résultats historiques ne valident pas le schéma actuel. Chiffrement au repos protège surtout appareil verrouillé et secret robuste; application ouverte/déverrouillée peut fournir les clés. Comparaison technique actuelle par OS, gestion des secrets Keychain/Keystore, sauvegardes OS, mémoire, WAL et protection sans verrou d’app.
15. Sauvegardes Threema Safe inclut ID, contacts, adhésions de groupe et paramètres sélectionnés; exclut historiques chats/médias/photos de profil; sauvegarde périodique et expiration documentée 180 jours sans connexion. FAQ Safe Safe est chiffré; sauvegarde manuelle/migration peut exporter données plus complètes, dont chats et médias, vers archive protégée par mot de passe. Support Étude 2022 exploite le flux officiel de migration depuis téléphone non rooté vers appareil rooté pour acquérir les fichiers privés; limitation : connaît l’identifiant et, si configuré, secret d’app. Un backup manuel riche élargit l’attaque aux fichiers/phrase secrète et au stockage choisi; Safe ne remplace pas une sauvegarde des messages. Schéma exact/crypto de Safe et migration actuels, rétention côté serveur au-delà de la FAQ, pratiques de sauvegarde d’OS/cloud des apps.
16. Analytics / télémétrie / SDK tiers Les stores déclarent des informations différentes (voir section Mobile). Android a des permissions dépendant des fonctions; services push tiers optionnels/OS. Threema affirme aucune publicité/trackers et retrait des composants Firebase de suivi; collecte minimale pour crash/diagnostic selon plate-forme. App Store Apple présente les labels comme déclarés par développeur et non vérifiés par Apple; Google Play Data Safety est aussi déclaration du développeur. Aucun audit de binaire/manifest actuel effectué. Écart entre labels peut venir des définitions/store/régions et n’établit pas à lui seul une collecte cachée. SDK et endpoints actifs exacts, opt-in/out analytics, crashes, identifiants persistants, manifeste de la release et flux runtime.
17. Code source Dépôts officiels publics couvrent clients Android/iOS/Desktop/Web et Push Relay; politique Android/iOS : un commit par release publique non bêta. Organisation, Android, iOS, Desktop, Web, Push Relay Android et iOS sont présentés comme source complète du client; commits PGP signés. Le README iOS précise que sa dépendance WebRTC s’appuie aussi sur des binaires hébergés par Threema; client Web et Push Relay publics, mais le backend privé de messagerie n’est pas inclus dans ces dépôts. Les pages consultées indiquent SECURITY.md pour Android/iOS/Desktop et une procédure GObugfree. Transparence client utile, mais ne prouve ni correspondance des binaires distribués, ni auditabilité du backend/services d’exploitation, ni provenance des composants binaires. Liste exhaustive des services backend publics/fermés, URL/hash WebRTC iOS, composants livrés par build/variant, mainteneurs actifs et CVE/advisories privés.
18. Reproductibilité L’éditeur publie procédure de build reproductible Android et précise que c’est expérimental; il indique que l’iOS n’est pas encore reproductible. Builds Reproduction Android prévue à partir d’un tag, image Docker et outils spécifiés, avec comparaison au APK correspondant. Aucun build reproductible ni comparaison de hash n’a été exécuté dans cette mission. « Source public » et « recette reproductible disponible » ne démontrent pas que l’APK/iOS reçu du store provient du source publié. Résultats par version/ABI/store, reproductibilité Desktop, build iOS, signatures, attestations provenance/SBOM.
19. Supply chain CI/dépendances visibles dans plusieurs dépôts; Desktop utilise pnpm et dépendances natives Rust/WASM; iOS déclare Swift Package Manager et WebRTC fourni en binaires hébergés par Threema. Desktop, iOS Android documente les builds en environnement Docker; commits Android/iOS PGP signés; Desktop permet de produire un package signé si l’environnement de signature est configuré; les tags Web sont annoncés comme signés. Déclarations des dépôts lues; aucun audit supply-chain, SBOM, vérification CI ou comparaison de provenance des binaires n’a été fait. Code ouvert et signatures versionnées aident à contrôler des changements, sans éliminer dépendances binaires, registres, CI, clés de signature, stores ou backend. Origine/hash WebRTC iOS, SBOM, provenance CI, signature effective de chaque binaire/store/tag courant, reproductibilité Desktop et sécurité des mises à jour.
20. Infrastructure Threema affirme exploiter ses serveurs dans deux centres de données dans la région de Zurich; les docs réseau publient surtout ports/protocoles (5222/443, UDP 3478, groupes UDP 22500–22532) et ne donnent pas de hostname/IP d’API standard. SFU d’appels de groupe annoncé chez Leaseweb à Amsterdam. Emplacement, ports, appels Le fournisseur décrit rétention IP courte et suppression de données de service dans ses politiques. Aucun DNS/ASN/certificat actuel n’a pu être attribué de façon défendable faute de FQDN d’endpoint service public dans les docs consultés; la FAQ firewall Work n’est pas automatiquement transposable à Private. L’emplacement des deux datacenters et du SFU ne cartographie pas CDN/DNS/push, réplication, sauvegardes ou juridictions des tiers Apple/Google. Hostnames/IP/ASN de service, régions de chaque flux, CDN, rétention effective, tiers autres que SFU, changements après acquisition.
21. Juridiction Threema AG et serveurs annoncés en Suisse; société mère passée à Comitis Capital (Allemagne) au début 2026; l’opération du service reste suisse. Propriété Threema explique être principalement assujettie au droit suisse; RGPD peut s’appliquer à traitement de résidents UE selon contexte. Droit suisse actuel de surveillance inclut les fournisseurs AAKD dans son champ; les obligations précises varient et ne sont pas automatiquement identiques à celles d’un opérateur télécom. Autorité suisse Être suisse ou propriété allemande ne garantit ni immunité étrangère, ni remise automatique; assistance judiciaire internationale et ordres suisses importent. Avis juridique sur les obligations concrètes et seuils de Threema après réforme; conflits de lois et demandes reçues non publiées individuellement.
22. Demandes policières Rapport officiel : 423 demandes en 2025, 402 cas ayant conduit à des informations pour 1 505 IDs; du 1 janv. au 30 juin 2026 : 444 demandes, 438 cas avec données pour 2 026 IDs. Rapport Threema dit fournir seulement données disponibles (notamment date de création/dernière connexion sans heure, hash coordonnées si volontairement liées, push token sous conditions), pas de contenu de message. Les comptes agrégés établissent des divulgations réelles d’informations d’identité limitée; aucun dossier individuel source n’établit les champs transmis dans chaque cas. « Aucune métadonnée conservée » ne signifie pas « aucune donnée jamais remise »; le type exact et la provenance doivent être séparés. Réponses ligne à ligne, ordonnances/mandats expurgés, partages étrangers, demandes urgentes, données hors transparence, demandes concernant contenu/appareils tiers.
23. Affaires judiciaires connues Tribunal fédéral suisse, affaire 2C_544/2020 (29 avr. 2021), a confirmé la classification Threema comme fournisseur dérivé (AAKD), pas TSP; droit actuel a depuis précisé le champ AAKD. Décision [accès à vérifier] Threema a présenté la décision comme confirmation d’obligations de données limitées, et non comme immunité générale. Rapport Eurojust sur Kuciak décrit données Threema déchiffrées admises dans une procédure; indictment DOJ Wedding 2024 reproduit contenu/captures de groupes, mais n’établit pas que Threema les a livrés. Eurojust, DOJ Ces exemples attestent la disponibilité de contenu depuis appareils/participants dans un dossier, non une remise de contenu par le fournisseur. Résultat d’appel Kuciak postérieur au rapport, origine exacte des données DOJ, subpoenas/production orders et décisions expurgées individualisées.
24. Audits Audits Münster (2018–19), Cure53 (2020, 2024 Desktop) et analyses académiques Ibex/groupe existent; les extractions disponibles sont détaillées ci-dessous et dans la section « Audits lus en détail ». Fournisseur annonce fixes dans releases après certains constats. Les rapports donnent versions testées, findings et limites; pas de retest indépendant courant identifié après les corrections annoncées. Audit daté et borné n’est ni certification permanente ni preuve de vulnérabilité actuelle. Retests publics, audit complet de versions 2026, backend, mobile actuel, SFU, supply chain et indépendance des correctifs.
25. Vulnérabilités Rapports historiques signalent notamment divulgation de fichiers via Android share intent, fragments de mot de passe Safe dans logs (2019), défauts locaux divers (2020), et vulnérabilités/faiblesses Desktop 2.0 bêta (2024). Threema indique corrections dans des versions ultérieures pour les findings listés. Findings publiés par auditeurs indépendants, mais limites et retours de correction sont décrits dans les rapports; aucun exploit actif actuel établi ici. Les findings historiques concernent versions et conditions de test précises; on ne les transpose pas à 2026 sans repro. CVE/advisories complets, état actuel de chaque finding, retests, vulnérabilités non publiques, réponse du programme de bug bounty.
26. Recherche académique Étude formelle d’Ibex publiée 2023; études de sécurité de groupe antérieures; forensics Android publié 2022; thèse Mittweida publiée 2024. Le fournisseur présente les résultats cryptographiques formels comme une validation du design Ibex. La formalisation précise propriétés et hypothèses; étude forensic décrit extraction sur Android anciens avec conditions connues, pas Cellebrite/GrayKey actuels. Ibex [accès à vérifier], forensics Plusieurs familles de preuves existent mais ne couvrent pas ensemble toute la stack, les builds et les versions actuelles. Réplications indépendantes récentes, protocoles d’appels, serveur, device-state forensic contemporain et publications non indexées.
27. Incidents historiques Dossier public comprend findings d’audits, changements d’actionnariat 2026 et divulgations légales agrégées; pas d’incident massif de compromission Threema confirmé par les sources consultées. Fournisseur affirme absence de tracking/stockage durable de nombreuses données. « Aucun incident retrouvé » n’est pas preuve d’absence; les rapports d’audit sont des constats, pas des incidents exploités en production. Conserver distinction entre défaut, exploitation observée, panne, demande légale et transfert commercial. Historique exhaustif de fuites, incidents internes, accès employés, bugs silencieux, indisponibilités, réponses CERT.
28. Gouvernance / société / financement Société opérationnelle Threema GmbH/AG suisse; acquéreur Comitis Capital depuis début 2026 selon page officielle. Propriété Éditeur dit que siège et serveurs restent en Suisse, équipe et service continuent. Le changement de contrôle est confirmé par page de l’entreprise; aucune analyse financière indépendante/de gouvernance consultée. Domiciliation et contrôle capitalistique sont deux faits distincts; changement d’actionnaire ne prouve pas changement de politique ni absence d’influence. Conditions de financement, gouvernance et droits du nouvel actionnaire, bénéficiaires effectifs détaillés, clauses de transfert, audits post-acquisition.
29. Résistance à la censure Service centralisé nécessaire aux comptes/remises; clients distribués en magasins publics; il existe plusieurs modes push et destinations/serveurs. Aucune promesse de résistance forte à un État censeur établie dans les sources examinées. Aucun test OONI/DPI ni campagne de mesure géographique effectuée ici. Les mécanismes de relais/région peuvent résister à certains blocages d’IP, mais domaine, DNS, stores, push et service central restent des points de censure. Disponibilité dans pays bloquants, domaines miroirs, bootstrap alternatif, ordre de blocage, tests de connectivité et canaux de distribution.
30. Maintenance actuelle Changelog consulté : iOS 7.4.1 le 6 oct. 2026, Android 6.5.3 le 23 sept., Desktop 2.0 beta66 le 15 sept.; desktop reste bêta. Changelog, Desktop releases L’éditeur présente les releases comme maintien actif et ajoute des protections Desktop (ex. capture/Recall selon notes). Repos publics ont activité/release récente; iOS repo n’expose pas de releases GitHub, et aucune analyse du volume réel de maintainers n’a été faite. Releases récentes prouvent activité, pas niveau de support, temps de correction ni maintien homogène des clients. Nombre de mainteneurs actifs par produit, SLA de vulnérabilités, releases store par région, maintenance backend et durée support des versions.

Threema — audits et analyses : extraction des résultats, scope et retests

Les rapports historiques sont référencés et détaillés dans « Audits lus en détail — Briar, Threema et Delta Chat » plus haut dans ce fichier; ce paragraphe rassemble la fiche de portée pour ne pas les confondre avec un audit 2026.

Organisme / date Version / commit Durée / méthode Scope et exclusions établis Findings / sévérité Recommandations, correctifs et retest
Université de Münster, rapport du 28 mars 2019 Android 3.54, iOS 3.0.9; audit Threema Safe Android; commits exacts non publiés dans les éléments consultés 22 personne-jours; revue de code/tests applicatifs. Apps sélectionnées et Safe; backend serveur hors scope; pas d’attestation de la chaîne de build ou retest actuel. Deux findings medium et plusieurs low/informational; un intent Android pouvait faire partager un fichier privé potentiellement sensible après action/interaction utilisateur; fragments de secret Safe apparaissaient dans logs. Rapport recommande durcissement des intents et suppression des données sensibles des logs. Éditeur annonce fixes Android 3.62/iOS 4.1; aucun retest indépendant documenté dans la source.
Cure53, 30 octobre 2020 Clients Android/iOS et libs NaCl/Sodium des versions testées; versions exactes consignées dans rapport antérieur, pas de SHA de release pour toutes. 4 testeurs, 16 personne-jours; revue white-box, tests sur Android 9/root et émulateurs, iOS 13.3.1 jailbreaké. Clients mobiles et cryptographic libraries dans les limites du mandat; pas d’infrastructure backend, ni builds 2026. Huit issues, une medium et sept info/low; le rapport ne qualifie pas les issues identifiées de vulnérabilités exploitables dans le cadre du test. Recommandations techniques par issue dans rapport; statut de corrections déclaré pour certains points; pas de campagne publique de retest Cure53 ultérieure établie ici.
Cure53, janvier 2024 Threema Desktop 2.0 Beta 26; commit exact du build testé non indiqué dans la synthèse publique consultée. 5 testeurs seniors, 16 jours ouvrés, semaines calendrier 03–04/2024; test white-box. Client desktop bêta; ne certifie pas backend, client mobile, stores, système d’update dans toutes configurations ni version bêta66/production actuelle. Trois vulnérabilités et quatre faiblesses générales; rapport classe les issues par sévérité et décrit impact/remédiation (détails déjà transcrits dans la section d’audit). L’éditeur a publié des correctifs après findings selon le rapport; aucune confirmation d’un retest externe sur beta66 n’a été trouvée.
Analyse académique Ibex, Gerhart/Rösler/Schröder, 2023 Spécification/protocole Ibex étudié au moment de l’article; commit de chaque client non applicable/non établi. Analyse formelle/modèle cryptographique, pas pentest temporel du produit complet. Propriétés de protocole sous hypothèses explicites; groupes/multi-device et sécurité endpoint/infrastructure ne sont pas couverts comme audit complet. Résultats de sécurité formelle dans le modèle étudié; les propriétés ne couvrent pas les modes et hypothèses exclus. Ne constitue pas une liste de fixes produit ou un retest de binaire; reste complémentaire aux tests d’implémentation.
Forensic Science International: Digital Investigation, Son et al., mars 2022 Threema Android 4.55; essais sur Android 9/10 non rootés et Android 11 rooté, Nox Android 7/9; acquisition réalisée avec outils OS/ADB, pas Cellebrite/GrayKey/Magnet. Étude expérimentale de forensic sur instances et backups de test; méthodes de migration officielle et ADB. Analyse base threema4.db, DB nonce, key.dat, msgqueue.ser, private key, préférences, caches et pièces jointes; ne démontre pas contournement de mot de passe inconnu ni capacité actuelle des outils commerciaux. Données locales et médias déchiffrables avec matériel/conditions d’accès indiqués; sans secret d’app lorsque verrou activé, les auteurs n’ont pas cassé le verrou; migration officielle d’un téléphone non rooté vers appareil rooté facilite l’acquisition si les secrets nécessaires sont disponibles. C’est une méthode d’acquisition historique, pas un finding cryptographique ni preuve d’extraction « à distance ». Aucun retest sur versions 2026. PDF

Précision sur les outils forensiques. Dans les sources examinées, aucune démonstration publique récente n’associe précisément un modèle commercial Cellebrite, GrayKey ou Magnet + version d’outil + version Android/iOS + build Threema actuel + date. L’étude 2022 n’utilise aucun de ces produits. Une thèse de 2024 observe ThreemaData.sqlite et Threema.sqlite-wal, mais n’établit pas une décryption, une récupération d’éléments supprimés ni un bypass; les versions exactes d’appareil/app ne sont pas suffisamment spécifiées dans l’index de thèse. Thèse. Il serait donc trompeur de présenter une ancienne méthode Android root/ADB comme capacité actuelle d’un outil commercial ou sur iPhone verrouillé.

Threema — repositories publics, chaîne de build et périmètre fermé

Lecture directe des pages et README de dépôts le 14 octobre 2026, sans clone ni build local. Les politiques de release ci-dessous sont celles annoncées par les mainteneurs; les compteurs GitHub reflètent un instantané de plateforme, pas un effectif d’ingénieurs actifs.

Dépôt / surface Faits établis dans les dépôts publics Limite probatoire
Android Le README décrit le source complet de l’app, un commit par release publique non-bêta et commits signés PGP. Il localise le cœur métier dans domain/; variantes store_google, hms, store_threema, libre ont des intégrations différentes, notamment push propriétaire et auto-updater absents de libre. Une procédure de build reproductible est publiée et qualifiée d’expérimentale. README L’usage des serveurs officiels requiert une licence; aucun APK Play/Shop n’a été comparé à un build local. Le commit signé ne prouve pas la provenance du binaire distribué.
iOS Le README annonce source complet, un commit par release publique non-bêta et signatures PGP. Il mentionne Swift Package Manager et une dépendance WebRTC basée aussi sur des binaires hébergés par Threema. La reproductibilité iOS est à l’étude en raison de contraintes Apple. README URL, version/hash, provenance et procédure de revue du binaire WebRTC de chaque release non établis ici; aucun IPA comparé.
Desktop 2.0 Dépôt public AGPL avec historique complet depuis la release; recettes de build/packaging et dépendances pnpm, Rust/WASM visibles. Le README dit que la signature d’un package nécessite de configurer l’outillage approprié. README Pas de preuve que tous les artefacts publiés sont signés ou reproductibles; aucune comparaison entre beta66 et l’artefact distribué.
Threema Web Le dépôt dit que le client utilise WebRTC (Android) ou WebSocket chiffré (iOS), avec SaltyRTC pour signalisation/données; il est en « maintenance mode » pendant le développement de Desktop 2.0 : corrections critiques/maintenance oui, nouveautés majeures et corrections non critiques non. La README mentionne des tags signés par une clé PGP dont l’expiration indiquée est le 4 septembre 2026. README La date d’expiration passée exige de vérifier rotation/révocation de clé; elle n’invalide pas rétroactivement des signatures antérieures. Les URLs observées dans un log d’incident 2021 ne prouvent pas les hostnames actuels.
Push Relay (Web) Service Rust public qui relaie les demandes vers APNs/FCM/HMS/Gateway; arborescence consultée expose CI, Cargo.lock et protocole détaillé. README Un code public ne prouve pas le déploiement courant ni la rétention réelle; aucun SECURITY.md ne figurait dans la liste racine observée, sans conclure à l’absence de canal privé de signalement.

Activité et mainteneurs. Les pages GitHub consultées montraient des mises à jour récentes en 2026 pour Android, iOS, Desktop, Web et Push Relay; le dépôt Web annonce pourtant une maintenance limitée, ce qui n’équivaut pas à une cessation. L’organisation n’expose pas ses membres publiquement. Les listes de contributeurs, commits de release et compteurs ne permettent donc pas de donner un chiffre fiable de mainteneurs actifs sans analyse d’historique/identités de bots, qui n’a pas été menée. Aucun backend de messagerie complet, SBOM, attestation de provenance CI ou de build du backend n’a été établi comme public dans cette enquête.

Endpoint de répertoire et OSINT borné. Une bibliothèque tierce non affiliée, archivée en mai 2025, décrit une API REST opérée par Threema pour récupérer une clé publique à https://api.threema.ch/identity/{ID}; elle dit également que l’API d’enregistrement n’est pas publique. Dépôt tiers. Cela établit une référence publique à un endpoint de répertoire, pas que le client privé courant l’utilise encore ni qu’il s’agisse de l’API de chat. La résolution DNS ciblée n’a pas été obtenue dans cette passe (accès réseau refusé); aucun ASN actuel n’est donc attribué. Un ancien journal d’incident Threema Web de 2021 mentionne des hôtes saltyrtc-*, ds-turn-* et push-web.*, mais ces noms sont historiques et ne doivent pas être présentés comme actifs aujourd’hui. Exemple de log historique

Threema — stores mobiles, permissions et télémétrie

  • Google Play (Android) : Data Safety indique « aucune donnée collectée » selon déclaration du développeur; cette déclaration n’est pas une inspection indépendante du binaire. Fiche Google Play
  • Apple App Store (iOS) : labels développeur déclarent coordonnées (téléphone/e-mail) et identifiants liés à l’utilisateur, ainsi que diagnostics/crash non liés; Apple affiche que ces informations ne sont pas vérifiées. La région/fiche consultée est l’App Store Irlande. Fiche App Store
  • Les deux déclarations divergent en surface avec « aucune donnée collectée »/« aucun tracker »; elles peuvent refléter les définitions de store, les plateformes, crash reporting ou fonctions optionnelles, et ne suffisent ni à conclure à une collecte cachée ni à l’exclure. Réconciliation impossible sans version/build, déclaration datée, manifest/entitlements et tests réseau.
  • Permissions documentées Android : Contacts pour synchronisation, caméra QR, micro appels/messages vocaux, localisation si partage demandé, stockage/médias pour fichiers, état d’appel pour gérer un appel téléphonique concurrent. Permissions Android. Cette liste de besoins fonctionnels ne prouve pas que chaque version demande/obtient effectivement toutes ces permissions.
  • L’éditeur affirme que Firebase Analytics/tracking components ont été supprimés du client Android; push FCM/HMS/APNs restent des tiers possibles selon mode. Aucun manifest/AAB/IPA ni liste de SDK de la release actuelle n’a été extrait ici. Pour contacts/photos/localisation, l’accès est décrit comme déclenché par fonctions; aucun test runtime de permission OS n’est revendiqué.

Threema — loi, production effective et affaires

Ce qui a effectivement été communiqué. Le rapport officiel compte 402 dossiers avec transmission d’informations concernant 1 505 IDs en 2025, puis 438 dossiers concernant 2 026 IDs au premier semestre 2026. Les catégories publiées sont essentiellement dates de création/dernière connexion (sans heure), hashes de coordonnées volontairement liées, et jetons push sous conditions. Cela établit une production agrégée de données dans des cas réels; ne prouve ni remise de contenu de messages, ni champs remis dans un cas individuel, ni saisie d’appareil. Transparency report

La décision suisse 2C_544/2020 de 2021 traite de la classification d’un service comme AAKD et non TSP au regard du droit alors en cause. La page officielle actuelle de l’autorité de surveillance décrit les AAKD comme inclus dans le champ BÜPF, avec devoirs possibles qui varient selon catégorie, importance économique et seuils. Ainsi, l’arrêt n’est pas une immunité générale et le seuil invoqué par l’entreprise sur la conservation générale de métadonnées ne signifie pas qu’aucune ordonnance ciblée ne puisse être exécutée. Le projet de révision VÜPF évoqué en 2026 reste un processus réglementaire distinct, non une règle déjà entrée en vigueur. Autorité suisse, état de la révision

Dans l’affaire Kuciak, un rapport Eurojust décrit des données Threema déchiffrées provenant du dossier; les données étaient exploitées en procédure, mais cela n’établit pas une remise par Threema. Dans l’acte d’accusation américain Wedding (2024), captures/contenus de groupes Threema figurent comme pièces ou éléments du récit; source exacte (participant, appareil saisi, autre) et éventuelle assistance du fournisseur ne sont pas établies par l’acte lui-même. Ce sont des cas d’accès au contenu, mais pas preuve d’une production serveur de contenu par Threema.

Threema — métadonnées par observateur

Les statuts indiquent visibilité/capacité documentée, pas remise garantie ni conservation réelle dans un dossier donné. NON ACCESSIBLE PAR DESIGN décrit la propriété annoncée et non une garantie contre compromission/collusion.

Métadonnée Fournisseur Contact ISP Apple/Google Autorités
IP PROBABLE visible pendant la session; absence de conservation durable est une déclaration du fournisseur; CONFIRMÉ temporairement pour traitement des appels selon politique CONFIRMÉ en appel P2P; NON ACCESSIBLE PAR DESIGN si appel relayé/SFU selon déclaration CONFIRMÉ IP source, destinations, horaires et volumes CONFIRMÉ par requête push et token en contexte APNs/FCM/HMS CONFIRMÉ pour certains jetons push/date d’activité remis en agrégat publié; IP par ordres aux tiers possible, pas de remise individuelle retrouvée
Téléphone POSSIBLE si l’utilisateur le lie; fournisseur dit ne garder que hash selon fonction POSSIBLE via contact partagé/profil/hors application NON ACCESSIBLE PAR DESIGN dans le seul flux IP; opérateur mobile identifie son abonné POSSIBLE au compte store/opérateur, association avec ID Threema inconnue POSSIBLE auprès opérateur/store ou si lié volontairement; cas individuel non public
E-mail POSSIBLE si lié volontairement; hash annoncé POSSIBLE si partagé NON ACCESSIBLE PAR DESIGN depuis le seul flux app POSSIBLE compte Apple/Google POSSIBLE via fournisseur si lié/haché ou tiers; champ précis communiqué inconnu
Identifiant CONFIRMÉ ID source/destinataire nécessaire au routage; clé publique au serveur selon FAQ CONFIRMÉ ID affiché/associé au contact POSSIBLE corrélation de destination réseau, pas nécessairement ID lisible si contenu chiffré POSSIBLE token/app ID, mapping ID Threema non documenté CONFIRMÉ date de création/dernière connexion de certains IDs divulguée; ID de compte connu par rapport au dossier
Graphe social PROBABLE métadonnées de remise/timing permettent corrélations; fournisseur affirme ne pas conserver qui parle à qui CONFIRMÉ avec les contacts et groupes auxquels il appartient POSSIBLE par timing/volume, pas par contenu E2EE seul POSSIBLE via notifications/timestamps; graphe non établi POSSIBLE par métadonnées tiers, appareils, contacts ou correspondants; cas public précis non identifié
Timestamps CONFIRMÉ pour création/dernière connexion (date sans heure) dans divulgations; timing des requêtes nécessaire au service CONFIRMÉ timestamps locaux des messages CONFIRMÉ horaires de connexion/routage CONFIRMÉ/PROBABLE horodatage/token de notification CONFIRMÉ pour catégories date-only communiquées; heures et historiques individuels non établis
Volumes PROBABLE taille/cadence transportables par l’infrastructure; conservation inconnue CONFIRMÉ nombre/taille des messages et médias reçus CONFIRMÉ octets et durée des connexions PROBABLE taille et cadence de payload push POSSIBLE par ISP/push/appareil; production réelle inconnue
Groupes PROBABLE destinataires et événement de remise observables; fournisseur dit que composition n’est pas connue durablement CONFIRMÉ membres/contenu côté participant POSSIBLE par formes de trafic, pas liste directe POSSIBLE notification de groupe; champs exacts diffèrent selon OS POSSIBLE par appareils, participants, appels et tiers; aucune remise groupe serveur documentée ici
Appareils PROBABLE appareils liés et statuts de push requis pour service; inventaire/rétention inconnu POSSIBLE inférence d’usage par appareil CONFIRMÉ connexions distinctes observées par IP/réseau CONFIRMÉ token rattaché à installation/appareil POSSIBLE via fournisseurs push/stores ou appareils saisis; remise Threema individualisée non établie
Push tokens CONFIRMÉ jetons mobile traités selon le mode; Push Relay Web reçoit le token et le hash de session de requête selon code public; rétention inconnue NON ACCESSIBLE PAR DESIGN au correspondant NON ACCESSIBLE PAR DESIGN token, mais destination push et timing peuvent être observés CONFIRMÉ token au service APNs/FCM/HMS CONFIRMÉ des push tokens figurent parmi les catégories déclarées communicables sous conditions; cas nominatif public inconnu

Threema — première colonne de matrice TM1–TM15

Évaluation provisoire par scénario. Les catégories ne constituent pas encore un classement comparatif; les autres colonnes restent à documenter.

Modèle Cellule Justification courte et source
TM1 — fournisseur curieux 🟡 Contenu chiffré E2EE mais ID, routage, données de compte limitées et IP au transport; fournisseur annonce absence de graphe conservé. FAQ données, transparence
TM2 — fournisseur compromis 🟡 Chiffrement contenu limite l’accès direct au message, mais serveur, fichiers en attente, clés publiques, push et signalisation/metadata restent surfaces; backend non audité indépendamment dans ce dossier.
TM3 — fournisseur malveillant 🟡 Il peut observer routage/ID et éventuellement manipuler disponibilité; authenticité dépend vérification de clé/contact. Les preuves disponibles ne démontrent pas attaque actuelle de substitution, mais aucun audit serveur actuel n’est fourni.
TM4 — ISP / Wi‑Fi 🟠 IP, destinations, horaires et volumes visibles; TLS/E2EE protège le contenu. VPN/Tor tiers peut changer l’observateur IP mais transfert la confiance.
TM5 — surveillance passive multi-points 🟠 Une observation côté ISP, push et service peut corréler timings; pas d’étude expérimentale actuelle prouvant/quantifiant la résistance.
TM6 — adversaire global passif 🔴 Pas de mixnet ni preuve de protection contre corrélation globale; trafic centralisé et temps/volumes constituent une surface. Inference d’architecture, pas mesure expérimentale.
TM7 — correspondant malveillant 🟠 Le correspondant voit contenu, identité stable, fichiers et heures; appel P2P peut révéler IP; appel relayé réduit l’exposition directe. Appels
TM8 — harceleur/doxxer OSINT 🟡 Pas de coordonnées obligatoires, mais Threema ID persistant, choix de profil/partage et synchronisation optionnelle peuvent être reliés. ID
TM9 — demande judiciaire classique 🟠 Des divulgations effectives de données sur 1 505 IDs en 2025 et 2 026 IDs au S1 2026 sont rapportées; champs de cas individuels et contenu non établis. Rapport
TM10 — enquête sophistiquée 🟠 Tiers push, ISP, sauvegardes, endpoint et correspondants peuvent fournir des données hors serveur E2EE; l’affaire Kuciak montre contenu déchiffré dans un dossier sans prouver une remise fournisseur. Eurojust
TM11 — appareil verrouillé saisi ❓ Étude Android 4.55 date de 2022 et ne contourne pas un verrou inconnu; aucun test public courant modèle commercial + version outil + OS + Threema actuel trouvé. Étude
TM12 — appareil déverrouillé 🔴 Contenu déchiffré est affiché et stocké dans client; acquisition Android historique récupère DB, clés et médias sous conditions d’accès. Endpoint non protégé par E2EE contre utilisateur/outils autorisés.
TM13 — spyware ciblé 🔴 Malware avec accès au processus, écran, mémoire ou fichiers peut capturer avant/après chiffrement; pas de claim qu’E2EE protège un terminal compromis.
TM14 — supply chain compromise 🟠 Clients Android/iOS publics et Android builds reproductibles expérimentaux, mais aucune reproduction réalisée; iOS non reproductible annoncé et serveur central n’est pas établi public. Open source/builds
TM15 — censure étatique 🟠 Service central, DNS/stores/push et hébergeurs sont points de blocage possibles; aucun test pays/DPI/mesure OONI effectué.

Threema — contradictions et questions expérimentales

  • « Aucune donnée collectée » (Google Play) vs labels iOS : Play indique aucune collecte, tandis qu’Apple affiche téléphone/e-mail, identifiants et diagnostics déclarés par le développeur. Ce n’est pas une preuve de malhonnêteté : les définitions et fonctionnalités diffèrent, mais la divergence est non résolue sans manifest/entitlements, builds et captures réseau.
  • « Pas de métadonnées » vs données remises : absence revendiquée de conservation d’un graphe ne contredit pas nécessairement traitement transitoire et production de date de création/dernière connexion, hashes de coordonnées et jeton push. Il faut préciser champ, source et fenêtre de rétention.
  • Suisse / décision 2021 vs droit 2026 : 2C_544/2020 n’est pas une garantie qu’aucun ordre ne peut contraindre le service. Le cadre officiel actuel inclut les AAKD avec obligations conditionnelles; ne pas confondre absence de conservation générale avec impossibilité d’ordre ciblé.
  • E2EE vs fuite d’IP en appel : le chiffrement du média ne masque pas l’adresse IP à un pair sur P2P. En groupe, le SFU peut traiter IP de personnes notifiées mais absentes; c’est une exposition d’infrastructure distincte du contenu.
  • Open source vs reproductible : Android a une recette de builds dite expérimentale, iOS pas encore; aucun hash binaire n’a été reproduit ici. La disponibilité du source ne ferme pas le risque store/CI/backend.
  • Recherche judiciaire vs remise fournisseur : les contenus Kuciak/Wedding sont documentés comme éléments de dossiers, mais la provenance fournisseur n’est pas établie; la transparence agrégée, elle, établit que des métadonnées limitées ont été communiquées dans des affaires.
  • Expériences nécessaires : (1) produire/reproduire APK Android actuel et comparer au store; extraire manifests/permissions/SDK; (2) faire de même pour iOS via inspection autorisée; (3) capturer onboarding, sync contacts, DM, groupe, fichier, push lent/rapide, appel P2P/relay et appel de groupe; (4) observer IP, payloads et destinations sous chaque OS; (5) effectuer retest indépendant des commits correctifs des rapports Münster/Cure53 contre versions actuelles; (6) vérifier desktop beta66 vs source et la protection PFS multi-device; (7) test forensic contrôlé avec appareil/modèle/OS/build/app/tool exacts, verrouillé puis déverrouillé, en préservant chaîne de preuve; (8) corréler chaque disclosure légale avec dossier/ordre si documents deviennent publics; (9) DNS/ASN/CDN passif daté des endpoints réellement observés, sans scan; (10) mesurer censure par pays depuis sondes consenties. Rien de cela n’est revendiqué comme effectué ici.

Conclusion actuelle

Lire la fiche de référence Threema.